Louftibus fait « une pause » en 2010
Par JLW le mardi 9 février 2010, 18:43 - Lien permanent
(extrait du journal L'Alsace du 9 février 2010)
Bergheim sera privé de récré cet été. Le festival jeune public prend le temps de souffler, pour remobiliser ses troupes et trouver de nouveaux financeurs.
Depuis que la Communauté de communes de Ribeauvillé a voté début décembre des coupes claires dans ses subventions culturelles (nos éditions des 12 décembre et 6 février), on s’interrogeait sur l’édition 2010 de Louftibus. Cette fois, c’est officiel : le festival jeune public qui se tenait depuis 2006 au pied des remparts de Bergheim et dans le village n’aura pas lieu cette année.
Dans sa dernière « newsletter », l’association Louftibus annonce qu’elle a décidé de « se poser en 2010 ». Les problèmes de financement ne sont évidemment pas étrangers à cette décision : après avoir comblé tant bien que mal les 13 000 € de déficit de l’édition 2009, perdre le soutien de la comcom, soit 12 000 € d’aides, est un coup dur pour l’association. Dans ces conditions, difficile de financer un salarié cette année.
Mais le problème est plus profond que ça pour Véronique Mateus, la présidente de l’association : si Louftibus peut s’appuyer sur « une centaine de bénévoles prêts à donner un coup de main » pendant le festival, il manque de véritables piliers pour s’investir en amont : « Aujourd’hui, le festival a pris tellement d’ampleur qu’on n’y arrive plus. Au sein de l’équipe, la plupart ont des enfants et on n’a pas réussi à impliquer vraiment les gens du village. On a besoin d’une petite équipe solide qui se donne à fond toute l’année. »
Réinventer le festival
L’association a donc décidé de se donner le temps de la réflexion lors d’un week-end à la Dynamo, l’auberge de jeunesse du Petit Ballon, les 27 et 28 février , pour « réinventer Louftibus » : « Le festival va certainement changer un peu. On va peut-être arrêter les spectacles au centre sportif, pour se recentrer sur les remparts. » Parmi les pistes évoquées, réduire la fréquence du festival, avec une édition tous les deux ans seulement.
En attendant, Louftibus ne baisse pas complètement le pavillon : si le festival proprement dit n’aura pas lieu cette année, l’association pourrait proposer une version allégée, avec « une guinguette sur les remparts, un ou deux concerts et toujours des contes ». D’autres « joyeusetés éphémères » sont également en préparation : petites fêtes, atelier théâtre, travail sur la parentalité… « On veut créer des événements qui mobilisent le village tout au long de l’année, proposer par exemple des animations une fois par mois. Le jeune public est au cœur de notre action, mais il faut arriver à toucher les parents. »
Véronique Mateus espère boucler ce nouveau projet Louftibus en mars, pour pouvoir démarcher d’éventuels financeurs, y compris dans le privé : « L’idée, c’est de reconstituer un tissu associatif fort et de trouver de nouveaux financements pour pérenniser un poste » , résume la présidente. Clément Tonnot
S’INVESTIR.- Les personnes qui souhaitent s’investir dans Louftibus peuvent contacter l’association par mail : info@louftibus.net.
Pas de véritable festival en 2010, mais peut-être une guinguette festive, toujours au pied des remparts. Archive Yannick Bohn